Tableaux de bord économiques de l'Ile-de-France de 2024
Les tableaux de bord économique sont téléchargeables au format pdf en bas de page
4ème trimestre 2024
L’emploi francilien en berne fin 2024
L’économie francilienne est restée à la peine fin 2024. Ainsi, le nombre de défaillances d’entreprises dans la région a continué à croître au quatrième trimestre 2024 (+ 18,6 % par rapport au quatrième trimestre 2023) et s’est élevé à 15 828 sur l’ensemble de l’année (contre 11 346 en 2019, dernière année avant la crise sanitaire).
A ces difficultés est venue s’ajouter l’inflexion du marché de l’emploi : l’emploi salarié privé francilien s’est replié de plus de 20 000 unités au quatrième trimestre 2024 ; parallèlement, le taux de chômage francilien est certes resté stable (à 7,0 %) mais il n’est plus inférieur que de 0,1 point à celui observé à l’échelle hexagonale.
Au plan sectoriel, le volume des commercialisations de bureaux dans la région (1 788 400 m²) a terminé l’année écoulée, hors pandémie, au plus bas depuis 2003 ; les rares éclaircies sont venues de l’activité touristique : en décembre dernier, le trafic mensuel de Roissy et d’Orly a dépassé pour la première fois ses niveaux d’avant la pandémie de Covid-19 et le nombre de nuitées hôtelières dans la région-capitale au quatrième trimestre a été supérieur à son niveau de la même période de 2023.
Conjoncture Française
Après avoir bénéficié d’un léger « effet JO » et crû de 0,4 % au cours de l’été 2024, le PIB hexagonal s’est replié de 0,1 % au quatrième trimestre 2024 ; l’investissement des ménages et des entreprises a en effet tiré le PIB vers le bas. Malgré tout, sur l’ensemble de 2024, la croissance française s’est élevée à + 1,1 %, comme en 2023.
Dans le même temps, après avoir déjà subi une baisse au deuxième trimestre 2024 (- 0,1 % sur un trimestre), l’emploi salarié privé a diminué de 0,3 % fin 2024, annihilant ainsi le léger rebond observé pendant l’été ; dans ce contexte, le taux de chômage s’est fixé à 7,1 % en France métropolitaine au quatrième trimestre 2024 et à 7,3 % en tenant compte des départements
d’outre-mer.
Tendance à court terme
Début 2025, l’évolution de l’économie francilienne est restée contrastée d’un secteur à l’autre. L’activité a ainsi de nouveau été favorablement orientée pour les services marchands, notamment ceux qui ont bénéficié de l’importante fréquentation de touristes étrangers ; la production industrielle francilienne a quant à elle continué à profiter du rebond du marché intérieur ; à l’inverse, malgré de premiers signes de sortie de crise dans la construction de logements neufs, l’activité est restée très morose dans le bâtiment et le secteur des travaux publics s’attend à pâtir des coupes budgétaires des collectivités.
Plus globalement, en France, l’incertitude politique, fiscale et économique continue à prévaloir et, au niveau mondial, les tensions géopolitiques au Proche-Orient et au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine et l’imprévisibilité des décisions du président américain constituent des aléas encore plus importants pour le commerce international et l’activité des entreprises.
3ème trimestre 2024
Un « effet JO » qui se fait attendre pour
l’économie francilienne
Malgré l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques, l’économie francilienne est restée à la peine au troisième trimestre. Ainsi, le nombre de nuitées hôtelières dans la région-capitale de juillet à septembre derniers (17,2 millions) a été inférieur de 7,5 % à son niveau de la même période de 2023.
Plus globalement, le nombre de défaillances d’entreprises en Ile-de-France a continué à croître fortement (+ 29,6 % par rapport au troisième trimestre 2023) et s’est élevé à 15 126 sur les douze derniers mois (contre 11 346 en 2019 ou encore 12 706 en 2015, au lendemain de la crise de la dette en zone euro).
Parallèlement, le marché du travail tourne au ralenti : 5 000 créations nettes d’emploi seulement ont été enregistrées dans le privé au cours de l’été dernier et le taux de chômage francilien (7,0 % au troisième trimestre 2024) se montre très hésitant (- 0,2 point au printemps 2024, puis + 0,1 point pendant l’été).
Conjoncture Française
Après avoir crû de 0,2 % au deuxième trimestre 2024, le PIB hexagonal a bénéficié d’un léger « effet JO » et a augmenté de 0,4 % au trimestre suivant ; en effet, si la contribution du commerce extérieur a été – légèrement… - négative, celle de la demande intérieure a été positive. Ainsi, après les neuf premiers mois de 2024, l’acquis de croissance en France atteignait + 1,1 %.
Dans le même temps, après avoir marqué le pas au deuxième trimestre 2024 (- 0,2 %), l’évolution de l’emploi salarié privé est redevenue positive au trimestre suivant (+ 0,1 %) ; dans ce contexte hésitant, le taux de chômage s’est fixé à 7,2 % en France métropolitaine au troisième trimestre 2024 et à 7,4 % en tenant compte des départements d’outre-mer.
Tendance à court terme
Fin 2024, l’évolution de l’économie francilienne est restée contrastée d’un secteur à l’autre. Ainsi, particulièrement favorisée par les fêtes de fin d’année, l’activité a de nouveau été favorablement orientée dans les services marchands tandis que la production industrielle francilienne a été portée par un rebond de la demande domestique dans plusieurs sous-secteurs ; à l’inverse, dans la construction, les projets sont restés suspendus à l’évolution, d’une part, des dispositifs d’aide de l’Etat à la rénovation (MaPrimeRénov’) et à l’accès à la propriété (élargissement du PTZ, etc.) et, d’autre part, des budgets des collectivités locales. En effet, l’incertitude continue à prévaloir en France. C’est aussi le cas au niveau mondial : les tensions géopolitiques se sont certes apaisées récemment au Proche-Orient et au Moyen-Orient mais la guerre se poursuit en Ukraine et l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis constitue un nouvel aléa pour l’économie et le commerce international.
2ème trimestre 2024
Les défaillances d’entreprises : point noir
de la conjoncture économique francilienne
Après avoir affiché quelques signaux favorables début 2024, l’économie francilienne a de nouveau été à la peine au deuxième trimestre. Ainsi, le nombre de défaillances d’entreprises dans la région a continué à croître fortement (+ 31,8 % par rapport au deuxième trimestre 2023) et s’est élevé à 14 402 de juillet 2023 à juin dernier, contre 11 346 en 2019, dernière année avant la pandémie de Covid-19. Parallèlement, même si le taux de chômage francilien s’est réduit de 0,2 point au printemps dernier (à 6,9 %), l’emploi salarié privé dans la région est seulement resté stable. Par ailleurs, au plan sectoriel, l’offre de bureaux immédiatement disponibles en Ile-de-France frôlait les 5 000 000 m² fin juin, soit un taux de vacance de 9,0 % contre à peine plus de 5,0 % en 2019.
Conjoncture Française
Après avoir crû de 0,3 % au premier trimestre 2024, le PIB hexagonal a augmenté de 0,2 % au trimestre suivant ; seule la contribution du commerce extérieur a été – légèrement… - positive, celle de la demande intérieure ayant été nulle. Ainsi, après les six premiers mois de 2024, l’acquis de croissance en France atteignait + 0,9 %.
Dans le même temps, après avoir retrouvé un semblant de tonus au premier trimestre 2024 (+ 0,3 %), l’évolution de l’emploi salarié privé est redevenue négative au printemps dernier (- 0,1 %) ; malgré tout, le taux de chômage a confirmé son inflexion pour se fixer à 7,1 % en France métropolitaine et à 7,3 % en tenant compte des départements d’outre-mer.
Tendance à court terme
Au cours de l’été dernier, l’économie francilienne s’est avérée très contrastée d’un secteur à l’autre et d’un mois sur l’autre. Ainsi, les services marchands ont enregistré une activité favorable tout au long de l’été, avec un à-coup exceptionnel lié aux Jeux olympiques en août ; après un mois d’août particulièrement dynamique, l’industrie a quant à elle subi un ralentissement en septembre ; dans le bâtiment, au contraire, le calme estival a été suivi d’un rebond marqué à la rentrée, notamment dans le gros œuvre. Plus globalement, l’incertitude continue à prévaloir : en France, le projet de loi de finances 2025 fait craindre aux entreprises une dégradation de leur compétitivité ; au niveau mondial, la guerre qui se poursuit en Ukraine, les tensions géopolitiques de plus en plus élevées au Proche-Orient et au Moyen-Orient et l’élection présidentielle américaine constituent autant d’aléas pour l’économie et le commerce international.
1er trimestre 2024
Malgré l’incertitude économique, l’emploi résiste en Ile-de-France
Début 2024, l’économie francilienne a affiché quelques signaux favorables. Ainsi, après avoir été négative fin 2023, l’évolution du nombre d’emplois salariés privés est redevenue positive au premier trimestre 2024 (+ 0,4 % sur un trimestre, soit quelque 22 600 créations nettes) ; parallèlement, le taux de chômage francilien s’est stabilisé à 7,1 %.
Toutefois, le nombre de défaillances d'entreprises dans la région a continué à croître fortement (+ 35,1 % sur un an au premier trimestre 2024) et s’est élevé à 13 339 d’avril 2023 à mars 2024 (contre 11 346 en 2019). Par ailleurs, au plan sectoriel, le taux de vacance des bureaux franciliens s’est situé autour de 8,0 % au premier trimestre 2024 (contre à peine plus de 5,0 % avant la pandémie de Covid-19) tandis que les prix des logements anciens franciliens se sont réduits pour le sixième trimestre consécutif et sont retombés à leur niveau de fin 2019.
Conjoncture française
Après avoir crû de 0,3 % au quatrième trimestre 2023, le PIB hexagonal a de nouveau légèrement augmenté au trimestre suivant (+ 0,2 %) ; en effet, les contributions de la demande intérieure et du commerce extérieur ont certes été positives mais elles ont été modestes. Après les trois premiers mois de 2024, l’acquis de croissance en France atteignait ainsi + 0,6 %.
Parallèlement, après avoir été négative au quatrième trimestre 2023 (- 0,1 %), l’évolution de l’emploi salarié privé est devenue positive début 2024 (+ 0,3 %) ; après plusieurs trimestres de hausse, le taux de chômage est quant à lui resté stable (7,3 % en France métropolitaine et 7,5 % en tenant compte des départements d’outre-mer).
Tendances à court terme
Au printemps 2024, l’économie francilienne a de nouveau marqué le pas, le mois de mai venant particulièrement ternir l’activité du trimestre. Ainsi, dans les services marchands, un début de ralentissement s’est fait sentir ; en effet, contrariée par l’attentisme pré-JO, une météo toujours maussade et l’incertitude politico-économique, la demande a perdu en dynamisme.
Dans l’industrie francilienne, la chimie a été l’une des rares branches à surnager, la plupart des segments subissant une baisse de leur production. Plus globalement, l’incertitude se trouve à un niveau élevé : tant au plan politique, en France, après le résultat des législatives anticipées qu’au plan économique, au niveau mondial, du fait de la guerre en Ukraine et des tensions géopolitiques au Proche-Orient et au Moyen-Orient.
Juillet 2024
Auteur : Mickaël LE PRIOL