Impact du conflit au Moyen‑Orient sur les entreprises franciliennes - Mai 2026
La Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Île‑de‑France a mené une enquête auprès de 910 chefs d’entreprise franciliens entre le 23 avril et le 5 mai 2026 afin d’évaluer les conséquences du conflit au Moyen‑Orient sur leur activité. Tous les secteurs et toutes les tailles d’entreprises sont représentés, avec une majorité de très petites entreprises.
Une pression généralisée sur les coûts
L’enquête met en évidence une forte hausse des coûts pour les entreprise franciliennes : 97 % constatent une augmentation des coûts liés aux carburants et 60 % une hausse des coûts des matières premières, ce qui pèse directement sur les coûts de production et l’activité commerciale.
Des adaptations rapides mais défensives
Face à cette situation, les entreprises réagissent rapidement, principalement de manière défensive : 63 % ont modifié leur organisation ou leurs achats, en ajustant leurs prix, en réduisant leurs volumes ou en optimisant leurs approvisionnements.
Un basculement vers un choc de la demande
Au-delà du choc sur les coûts, l’impact du conflit se traduit désormais par un frein direct à l’activité : 65 % des entreprises déclarent un impact sur leur activité, principalement lié à une baisse de la demande (63 %), tandis que 33 % ont réduit ou suspendu temporairement leur activité.

Des tensions accrues à l’international
Les échanges internationaux sont également fortement perturbés : 55 % des entreprises exportatrices rencontrent des difficultés et 88 % des importatrices sont impactées, notamment en raison de la hausse des coûts logistiques et des retards d’approvisionnement.
Un climat d’incertitude durable
Enfin, les perspectives restent incertaines : 43 % des entreprises se considèrent fortement exposées à moyen terme et 66 % redoutent un retour de l’inflation, dans un contexte marqué par l’érosion de la demande et la hausse des coûts de l’énergie.
Enquête réalisée par Julien TUILLIER
mai 2026
