Impact du conflit au Moyen‑Orient sur les entreprises franciliennes
La Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Île‑de‑France a mené une enquête auprès de 818 chefs d’entreprise franciliens afin d’évaluer les conséquences du conflit au Moyen‑Orient sur leur activité. Tous les secteurs et toutes les tailles d’entreprises sont représentés, avec une majorité de très petites entreprises.
Un impact déjà largement ressenti sur l’activité
Plus de 8 dirigeants sur 10 déclarent que le conflit a un impact sur leur entreprise. Le premier effet observé est une baisse de la demande, devant la hausse des coûts de production et les perturbations logistiques.
L’énergie et les carburants au cœur des difficultés
Près de 60 % des entreprises utilisent des carburants dans leur activité, jugés indispensables par une large majorité. Depuis le début du conflit, 94 % des entreprises concernées constatent une hausse des coûts liés au pétrole et au gaz, accentuant la pression sur les marges.
Des stratégies d’adaptation déjà mises en œuvre
Face à cette situation, 64 % des chefs d’entreprise ont engagé des mesures spécifiques : réduction des déplacements, optimisation logistique, ajustement des prix ou report d’investissements. Ces choix, souvent contraints, traduisent une adaptation rapide à un contexte dégradé.
Des échanges internationaux sous tension
Environ un quart des entreprises interrogées importent ou exportent. Parmi elles, une majorité rencontre des difficultés liées à la hausse des coûts logistiques, à l’allongement des délais ou aux tensions d’approvisionnement, notamment lorsque les flux transitent par des zones affectées par le conflit.

Des risques croissants à moyen terme
Si les engagements commerciaux internationaux ne sont pas encore massivement remis en cause, les perspectives sont préoccupantes. En cas de prolongation ou d’aggravation du conflit, plus d’un tiers des dirigeants estiment que leur entreprise serait fortement exposée ou en risque critique dans les prochains mois.
Clients et coûts : les priorités des dirigeants
Les chefs d’entreprise placent le maintien de la relation client et la maîtrise des coûts énergétiques au cœur de leurs préoccupations. En matière de soutien public, les attentes portent principalement sur des aides financières ciblées et un accès facilité à l’énergie.
Enquête réalisée par Julien TUILLIER
avril 2026
