Un début d'année très poussif pour l'économie francilienne

Tableau de Bord économique de l'Ile-de-France - 1er trimestre 2021

Tableau de Bord économique Tableau de Bord économique

Déjà à la peine fin 2020 après avoir tout juste repris son souffle au cours de l’été précédent, l’activité francilienne a évolué très poussivement au premier trimestre 2021 ; surtout, l’Ile-de-France souffre encore plus que les autres régions de la crise sanitaire.

Ainsi, la région-capitale n’a créé que 161 emplois salariés privés début 2021 tandis que l’emploi augmentait significativement au plan national et n’accuse qu’un repli de 1,2 % par rapport à fin 2019 (– 2,5 % en Ile-de-France).

L’écart entre le taux de chômage francilien et le taux en France métropolitaine est cantonné à 0,1 point, une faiblesse inédite depuis les années qui ont suivi l’éclatement de la bulle internet (2003-2005).

Parallèlement, la fréquentation hôtelière dans la région a chuté de 80,9 % au premier trimestre 2021 (un repli comparable à celui observé dans les massifs montagneux privés par les mesures prophylactiques de remontées mécaniques) et le trafic de Paris Aéroport est resté très limité (4,7 millions de passagers de janvier à mars derniers contre 23,7 millions à la même période en 2019).

Tendances à court terme

Jusque la fin du mois de juin, l’économie francilienne a bénéficié de l’allègement progressif des contraintes sanitaires.

Les services, particulièrement pénalisés par la crise, ont ainsi connu de fortes progressions jusqu’au début de l’été, principalement dans les prestations aux particuliers ; une large part des secteurs de l’industrie et le bâtiment ont quant à eux retrouvé des niveaux très proches de la situation qui prévalait avant la pandémie malgré des tensions croissantes sur le coût et sur la disponibilité des matières premières.

Toutefois, plus récemment, le contexte sanitaire s’est à nouveau dégradé avec la propagation du variant delta ; l’économie francilienne semble donc d’ores et déjà devoir affronter une quatrième vague épidémique qui pourrait peser à nouveau sur le moral des chefs d’entreprise, y compris ceux du secteur du tourisme qui bénéficiaient à peine d’un supplément de visibilité.

 

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