Plus d'une start-up française sur trois est localisée en Ile-de-France

Enjeux Ile-de-France n°263

start-up start-up

En Île-de-France, 361 000 entreprises ont moins de 8 ans en 2022. Ces jeunes entreprises constituent 30 % du tissu économique de la région. Une partie d’entre elles, soit 8 790, sont identifiées comme étant des start-up et constituent un atout pour le tissu économique des territoires. Représentant 2,4 % de l’ensemble des jeunes entreprises franciliennes, les start-up relèvent de trois profils d’entreprises : les innovantes, qui ont bénéficié d’aides publiques à la recherche ou à l’innovation, les gazelles, qui ont enregistré une forte croissance de leur chiffre d’affaires dans leurs premières années, et enfin les entreprises ayant réalisé d’importantes levée de fonds.

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Texte

L’Île-de-France première région d’implantation des start-up françaises

Plus d’un tiers des start-up françaises (36 %) sont localisées en Île-de-France. En lien avec la place de la région dans la recherche et développement, cette proportion atteint 39 % pour les entreprises innovantes. La première position de la région francilienne est très marquée : les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes Côte d’Azur se positionnent ensuite et concentrent respectivement 13 % et 8 % des start-up françaises.

Paris est le territoire privilégié d’implantation des start-up en Île-de-France. En effet, la capitale accueille plus de la moitié des start-up franciliennes, alors qu’elle ne regroupe que 39 % des jeunes entreprises de la région. Les Hauts-de-Seine sont le deuxième territoire francilien d’installation de start-up au sein de la région (16 %). Dans le reste de la petite couronne, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne accueillent respectivement 6 % et 7 % des start-up franciliennes. Celles-ci sont en général situées dans les communes les plus proches de Paris.

En grande couronne, quelques territoires concentrent une part notable des start-up franciliennes. Ce sont des territoires associés à l’innovation et à la recherche : le plateau de Saclay (Essonne), Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), Saint-Quentin-en-Yvelines et Versailles (Yvelines).

L’information et la communication : un secteur prépondérant

Les start-up se développent dans des secteurs d’activité spécifiques. Ainsi, 37 % d’entre elles exercent leur activité dans le secteur de l’information et communication, notamment dans les activités informatiques, alors que ce secteur ne concerne que 11 % des jeunes entreprises.
Les activités spécialisées, scientifiques et techniques regroupent quant à elles 23 % des startup, soit trois points de plus que les jeunes entreprises. En revanche, les start-up sont peu fréquentes dans l’industrie (4 % des start-up contre 12 % parmi les jeunes entreprises).

Comparativement à leurs homologues de province, les start-up franciliennes sont davantage tournées vers l’international, dégagent un chiffre d’affaires plus élevé et sont mieux capitalisées. Ainsi les start-up franciliennes dégagent un chiffre d’affaires moyen de 1,7 million d’euros et une valeur ajoutée moyenne de 490 000 euros, résultats supérieurs chacun de 38 % à ceux des start-up des autres régions.

 

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Auteur : Yves Burfin

Septembre 2025

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