Création-Mode-Design en Ile-de-France : le luxe résiste à la crise

Enjeux 234 - juillet 2022

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Cette publication de 8 pages est la synthèse d’un document plus complet, paru dans la collection Cahiers du Crocis en mai 2022 : « Paris, capitale de la mode, entraîne dans son sillage toute la filière Création-Mode-Design d’Ile-de-France » 

Résumé : (document téléchargeable en bas de page)


La filière est ici définie par 31 codes NAF de l’industrie et du commerce de gros et recouvre trois grands domaines : l’équipement de la personne, l’équipement de la maison et les activités de design.

Des établissements principalement concentrés dans la capitale

La filière Création-Mode-Design représente 48 000 établissements en IDF (Insee, Sirène, 2020). Elle comprend les activités de design, d’équipement de la personne et d’équipement de la maison dont : 19 775 agences de design, 25 351 établissements du secteur Equipement de la personne dont 11 821 commerces de gros, 2 892 établissements du secteur Equipement de la maison dont 1 214 commerces de gros. Les établissements franciliens représentent 35 % du total national de la filière. Avec 25 758 établissements, Paris représente 54 % des établissements de la filière, loin devant les autres départements.

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77 000 salariés dans la filière en Ile-de-France

La filière Création-Mode-Design emploie 77 296 salariés en Ile-de-France en 2020 (Acoss, 2020). Dans la région, les effectifs salariés sont les plus nombreux dans les activités suivantes : fabrication de parfums et de produits pour la toilette (15 400 salariés), le commerce de gros de parfums et produits de beauté (13 600 salariés), le commerce de gros d’habillement et de chaussures (12 400 salariés), la fabrication de vêtements de dessus (7 800) et les activités de design (7 500). Les effectifs franciliens représentent 11 % des effectifs français de la filière. 

Une très forte concentration des emplois à paris

Paris concentre à elle seule 45 % des effectifs de la filière en Ile-de-France, loin devant les autres départements ; Hauts-de-Seine et Seine-Saint-Denis regroupent respectivement 23 % et 17 % du total, tandis que les autres départements ne représentent que de faibles pourcentages.

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Les groupes français au sommet du luxe mondial

Sur le marché mondial des articles personnels de luxe (mode, maroquinerie, accessoires, bijoux, parfums,…), les groupes français occupent une place de choix : LVMH (Paris 8ème) est le numéro 1 mondial du luxe, Kering (Paris 7ème) est numéro 3, L’Oréal luxe (Lancôme, Saint-Laurent) est numéro 5, Chanel (Paris 1er) est numéro 6, Hermès (Paris 8ème) numéro 7.

La pandémie de 2020 a fragilisé les petites structures

Cette crise a fragilisé de nombreux acteurs de la filière : si les grands groupes ont pu limiter les pertes en menant une politique de réduction des coûts, d’autres sociétés n’ont pas survécu. Les petites sociétés, en particulier les jeunes créateurs, fournisseurs et sous-traitants ont subi de plein fouet cette crise et se sont trouvés en grande difficulté.

La crise sanitaire de 2020-2021 oblige les entreprises à se réinventer

A l’occasion de cette pandémie, la filière textile-habillement a notamment pris la mesure de sa dépendance à la production chinoise et commencé à prendre en compte la nécessité sinon de relocaliser la production du moins de privilégier une plus grande proximité, et de travailler avec des partenaires locaux. La prise de conscience écologique, déjà entamée depuis quelques années, est devenue une priorité. Toute la filière textile revoit son fonctionnement.

Avec la crise sanitaire, le luxe a basculé vers le digital

La digitalisation est devenue un axe prioritaire pour le secteur.

Une menace sur le luxe : les difficultés de recrutement

Les professionnels alertent sur la difficulté de trouver des artisans d’art et ouvriers spécialisés dans la fabrication d’articles de luxe. 

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Auteur : Bénédicte GUALBERT

Juillet 2022

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